Après le fipronil, de l’amitraze dans les œufs

Alors que le gouvernement néerlandais a révélé mercredi qu’un deuxième insecticide « modérément toxique » avait été utilisé par Chickfriend, le prestataire de services incriminé dans l’affaire du fipronil, le gouvernement français a demandé à l’Anses (Agence de sécurité sanitaire) « d’évaluer le risque sanitaire éventuel que présenterait la présence de tels résidus dans les œufs ». Lors de leurs contrôles dans les élevages de poules pondeuses, les services du ministère expliquent mettre « à profit ces opérations de recherche de l’utilisation éventuelle de fipronil pour dresser plus largement un état des lieux des pratiques en matière de traitements contre le pou rouge ».

« Certaines de ces pratiques font actuellement l’objet d’investigations complémentaires, en particulier l’usage de produits à base d’amitraze, constaté dans quelques élevages, en dehors des modes d’utilisation autorisés », poursuit le ministère, dans un communiqué où il précise qu' »une recherche de résidus de cette substance dans les œufs des élevages concernés est en cours ». Contrairement au fipronil, dont l’usage est interdit dans les productions animales, l’amitraze est autorisé comme médicament vétérinaire pour le traitement antiparasitaire des ruminants, porcs et abeilles, rappelle le ministère. En revanche, « il n’a pas d’autorisation de mise sur le marché pour la filière volailles, que ce soit en traitement sur les animaux ou pour la désinfection des bâtiments d’élevage vides, car aucun dossier de demande n’a été déposé auprès de la Commission européenne ».

 

 

 

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